lundi 5 septembre 2011
LA LIBELLULE
Mise en abyme
dans l'abîme
aquatique du ciel.
Libellule perdue
dans le reflet
de son image.
La vie n'est-elle pas
sur l'autre face
de sa lumière?
mardi 9 août 2011
Le CYNIPS
Il y a maintenant presque un an, j'ai "cueilli" des galles vertes sur un chène tauzin, dans les Landes, et je les ai enfermées dans une boîte en plastique transparente.
Je les retrouve aujourd'hui, un peu moisies.
Et, parmi les microscopiques débris qui parsèment le fond de la boîte, j'aperçois, à peine visible à l'oeil nu, un cynips (je devrais dire "une" cynips, car des galles d'été ne naissent que des femelles).
Pour la photographier, j'ai dû accoler à l'objectif de mon appareil une petite loupe qui multiplie par 20 et faire la mise au point "au pif".
Voici le résultat qui nous permet d'entrer dans l'nfiniment petit...
Qui pourra expliquer, par quel mystérieux mécanisme de communication, cette si petite bête peut "passer commande" au chêne pour qu'il lui fabrique une aussi grosse et aussi belle galle (2 à 4 cm de diamètre) qui grandira au rythme des feuilles et des glands, et qui protègera sa larve?
Le cynips n'est-il pas le "saint patron" des mutations génétiques?
Je les retrouve aujourd'hui, un peu moisies.
Et, parmi les microscopiques débris qui parsèment le fond de la boîte, j'aperçois, à peine visible à l'oeil nu, un cynips (je devrais dire "une" cynips, car des galles d'été ne naissent que des femelles).
Pour la photographier, j'ai dû accoler à l'objectif de mon appareil une petite loupe qui multiplie par 20 et faire la mise au point "au pif".
Voici le résultat qui nous permet d'entrer dans l'nfiniment petit...
Qui pourra expliquer, par quel mystérieux mécanisme de communication, cette si petite bête peut "passer commande" au chêne pour qu'il lui fabrique une aussi grosse et aussi belle galle (2 à 4 cm de diamètre) qui grandira au rythme des feuilles et des glands, et qui protègera sa larve?
Le cynips n'est-il pas le "saint patron" des mutations génétiques?
lundi 8 août 2011
LE MOULINET COUCOURDE
Quand on pense que les dictionnaires de français ignorent le mot "coucourde", qui fait "plouc", alors que ce mot vient directement du latin "cucurbita"!
Celle-ci est minuscule, et me sert de pendentif amulette pour créer l'intérêt et le dialogue:
Celle-ci est minuscule, et me sert de pendentif amulette pour créer l'intérêt et le dialogue:
dimanche 7 août 2011
UNE CHOUETTE SOURIS !
Et voilà, 25 ans au moins ont passé!
C'était du temps où l'on pouvait encore faire manier la flamme par les enfants (Oh, la flamme bien modeste d'un petit chalumeau à gaz!), leur faire fabriquer des souris et des chouettes, et au passage, leur enseigner à maîtriser le feu...
Ah, ces époques diaboliques où le "politiquement incorrect" permettait encore de former à la maîtrise de soi...
-- C'est quoi "être vieux"?
-- C'est quand tout nous paraît trop compliqué.
-- Alors, ça doit être ça...
C'était du temps où l'on pouvait encore faire manier la flamme par les enfants (Oh, la flamme bien modeste d'un petit chalumeau à gaz!), leur faire fabriquer des souris et des chouettes, et au passage, leur enseigner à maîtriser le feu...
Ah, ces époques diaboliques où le "politiquement incorrect" permettait encore de former à la maîtrise de soi...
-- C'est quoi "être vieux"?
-- C'est quand tout nous paraît trop compliqué.
-- Alors, ça doit être ça...
mardi 2 août 2011
Le moulin libellule
Matériaux: une bouteille de boisson gazeuze, gitolles, fil de fer.
Réalisation, découper le fond comme sur la photo, afin de constituer une hélice; vérifier dans quel sens elle tourne.
Avec une rondelle de bouchon, et des ailes découpées dans la bouteille, réaliser une autre hélice qui tourne en sens inverse de la première.
Faire l'empennage en découpant le reste de la bouteille, et le fixer dans le bois fendu.
Veiller à ce que la résistance au vent de l'empennage soit supérieure à celle du moulin.
Faire l'empennage en découpant le reste de la bouteille, et le fixer dans le bois fendu.
Veiller à ce que la résistance au vent de l'empennage soit supérieure à celle du moulin.
Bon vent!
mercredi 20 juillet 2011
L' EAU et LE VENT
Un souvenir d'été: voyez l'eau et le vent.
Choyez ces éléments qui font naître la vie,
doucement, sur la peau sensible d'un enfant:
pour toujours c'est à joie qu'ensemble ils le convient.
Choyez ces éléments qui font naître la vie,
doucement, sur la peau sensible d'un enfant:
pour toujours c'est à joie qu'ensemble ils le convient.
lundi 27 juin 2011
dimanche 26 juin 2011
BALMA ¤ F'ESTIVAL DU JEU
Le Mail de la Marqueille, à Balma.
Un cadre bucolique à souhait, un accueil impeccable, un public varié, charmant, passionné.
C'est l'été, avec ses lumières et ses belles ombres fraîches.
Michel surveille, commente, prête des jouets, conseille, raconte, explique...
Et, ça arrive quelquefois, puis ça se résout dans un éclat de rire...
lundi 20 juin 2011
FESTIVAL DU JEU ¤ Le Chambon-Feugerolles 2011
Sauvés par la Renouée du Japon !
Je ne m’étais jamais intéressé de près à cette plante que, cependant, je connaissais de vue.
J’ai prédécoupé 200 mirlitons pour deux jours avec les écoles et un troisième avec le grand public, et il me reste quelques tronçons de cannes.
Et j’en ai parlé à un autre animateur de la fête qui, aussitôt m’en a apporté une brassée.
Et bien lui en a pris car, le troisième jour, littéralement débordé par une nuée d’enfants, de « jeunes » et d’adultes, avec l’aide de parents et de visiteurs qui m’ont très très gentiment secondé, j’ai fait plus de 100 mirlitons en tubes de renouée, jusqu’à utiliser les chutes les plus misérables qui ne valaient même pas le coup de pied pour les dégager du passage...
Et je ne vous dis pas le nombre de déçus que nous avons dû laisser en plan, car l’heure de la fermeture était déjà largement dépassée !
Mais, au fait, c’est quoi, cette renouée ?
Eh bien c’est une plante, importée en France vers 1939.
Au départ, l’intention était bonne, car c’est une plante médicinale endémique en Orient, mais elle est devenue ici un véritable fléau par sa capacité invasive, tant et si bien qu’il est maintenant recommandé de l’eradiquer, et ce n’est pas chose facile...
Alors, allez-y, faites des mirlitons avec la renouée !
Je ne m’étais jamais intéressé de près à cette plante que, cependant, je connaissais de vue.
Et me voici au Chambon-Feugerolles, près de Saint Etienne, pour une animation à la belle fête du FESTIVAL DU JEU 2011.
J’ai prédécoupé 200 mirlitons pour deux jours avec les écoles et un troisième avec le grand public, et il me reste quelques tronçons de cannes.
Hélas, me voici presque à court dès le deuxième jour...
Par habitude, lorsque je me déplace dans une région où ne pousse pas la canne de Provence, je cherche dans l’environnement des matériaux de substitution.
Et c’est ainsi que j’ai aperçu une touffe de cette fameuse renouée, avec ses grosses tiges dont on devine au premier coup d’oeil qu’elles doivent être creuses. Effectivement, et j’en ai coupé quelques unes, bien sèches, de l’an dernier.
Et j’en ai parlé à un autre animateur de la fête qui, aussitôt m’en a apporté une brassée.
Et bien lui en a pris car, le troisième jour, littéralement débordé par une nuée d’enfants, de « jeunes » et d’adultes, avec l’aide de parents et de visiteurs qui m’ont très très gentiment secondé, j’ai fait plus de 100 mirlitons en tubes de renouée, jusqu’à utiliser les chutes les plus misérables qui ne valaient même pas le coup de pied pour les dégager du passage...
Et je ne vous dis pas le nombre de déçus que nous avons dû laisser en plan, car l’heure de la fermeture était déjà largement dépassée !
Mais, au fait, c’est quoi, cette renouée ?
Eh bien c’est une plante, importée en France vers 1939.
Au départ, l’intention était bonne, car c’est une plante médicinale endémique en Orient, mais elle est devenue ici un véritable fléau par sa capacité invasive, tant et si bien qu’il est maintenant recommandé de l’eradiquer, et ce n’est pas chose facile...
Alors, allez-y, faites des mirlitons avec la renouée !
Un mirliton en renouée du Japon.
Inconvénient : plus fragile que la canne ; avantage : tout le tube vibre, et le son est meilleur.
lundi 30 mai 2011
LUDOTHEQUE DES 2 GAVES ¤¤¤ NAY
Quelle merveille de rencontrer un public aussi sensible à la poésie d’un tout petit « rien », aussi créatif, aussi enthousiaste !
On se sent récompensé au-delà de toute espérance des kilomètres « avalés » !
Grand merci pour tout cela.
Lien >>> Moisel Nylev.
On se sent récompensé au-delà de toute espérance des kilomètres « avalés » !
Grand merci pour tout cela.
Lien >>> Moisel Nylev.
jeudi 19 mai 2011
Le canta caramèl
La saison des pailles est revenue, alors, à vos couteaux, et une petite balade en campagne pour retrouver le son bi-millénaire des "flutes" des bergers de Virgile...
Le canta caramèl est un instrument millénaire, de type anche.
Son nom occitan signifie « chante chalumeau ».
On le fabrique avec une grosse paille (seigle, folle avoine, etc.), bien formée et rigide.
Pour cela, on coupe d’abord la paille en conservant un nœud. Puis, on coupe le tube au-dessous du nœud, environ au niveau ou la feuille s’en détache.
Il ne reste plus qu’à pratiquer une incision, environ sur un quart du diamètre, à 2/3 cm du nœud et à ramener le couteau vers le nœud pour réaliser une languette qui doit être légèrement élastique.
Puis on souffle dans la paille, côté languette, sans que cette dernière entre en contact avec la langue.
Le canta caramèl est un instrument millénaire, de type anche.
Son nom occitan signifie « chante chalumeau ».
On le fabrique avec une grosse paille (seigle, folle avoine, etc.), bien formée et rigide.
Pour cela, on coupe d’abord la paille en conservant un nœud. Puis, on coupe le tube au-dessous du nœud, environ au niveau ou la feuille s’en détache.
Il ne reste plus qu’à pratiquer une incision, environ sur un quart du diamètre, à 2/3 cm du nœud et à ramener le couteau vers le nœud pour réaliser une languette qui doit être légèrement élastique.
Puis on souffle dans la paille, côté languette, sans que cette dernière entre en contact avec la langue.
Playing Across Borders ¤¤ Jouer par-delà les frontières
Un excellent ami anglais me fait l'honneur d'inclure les Jouets Rustiques dans son site international!
Allez vite voir ces pages, encore en construction, et qui sont appelées à devenir une référence.
Ici: Playing Across Borders
Allez vite voir ces pages, encore en construction, et qui sont appelées à devenir une référence.
Ici: Playing Across Borders
mardi 17 mai 2011
ASSOCIATION SERVICE JEUNESSE
Un super site, riche, convivial, très complet.
A consulter tout de suite!
Clic ici: ASSOCIATION SERVICE JEUNESSE
Loisirs éducatifs pour tous
A consulter tout de suite!
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Loisirs éducatifs pour tous
mardi 26 avril 2011
dimanche 10 avril 2011
Mirlitons par milliers
Intuitivement, je calculais que je dois faire une cinquantaine de ces petits instruments au cours d’une journée d’animation, jusqu’à ce que, par commodité et pour gagner du temps sur place, je constitue des poches de cinquante tubes pré-découpés, ce qui me permet, indirectement, de faire le compte. Eh bien, il faut se rendre à l’évidence : c’est une bonne centaine de mirlitons que je fabrique avec petits et grands lors d’une grande sortie jouets !
C’est même devenu le baromètre ou le thermomètre, l’indicateur, l’analyseur comme on dit aujourd’hui, de la réussite d’une fête, indice calculé sur la base « 100 », chiffre standard d’une bonne réussite festive.
Sur ma lancée, je me suis livré à un autre calcul : les journées d’animation « mirliton » se comptent maintenant par dizaines ―je n’en ai pas toujours fait―, et je vais sans doute commettre la même erreur d’appréciation en en comptant leur nombre que pour celui des mirlitons eux-mêmes, mais disons au moins 200 journées réalisées : cela fait, et sans doute au bas mot, 20 000 mirlitons qui couinent aux quatre coins du Sud Ouest de la France et plus loin encore ! Sans compter les innombrables ‘petits’ qu’ils ont dû faire, car c’est bien cette descendance que je vise particulièrement…
J’ai donc voulu en savoir plus sur ce fidèle compagnon que les gens nomment systématiquement « flûte » ou, dans le meilleur des cas « kazoo ».
Le mot « mirliton » n’a pas d’étymologie connue : les dictionnaires même les plus avancés l’ignorent. Pour ce qui est de la définition, en gros, ils parlent de « tube creux », de membrane, de son nasillard et burlesque ; la plupart indiquent qu’il faut chantonner dedans pour en jouer. Bien ; mais essayons tout de même d’aller plus loin.
Le mirliton est un membranophone, c’est à dire qu’il comporte une membrane. Et c’est, plus précisément un allophone –-du grec « allo » qui signifie 'autre' et ce, malgré la curieuse coincidence, dans son fonctionnement, avec le téléphone !— car la membrane vibre « par sympathie » lorsqu’elle reçoit un son qu’elle n’a pas produit elle même. L’ignorance de cette particularité fait commettre bien des erreurs aux petits qui ont tendance à souffler spontanément dans l’instrument, ce qui est bien naturel à leur âge, mais aussi aux parents pleins de maladroite sollicitude qui ne manquent pas de leur dire « Souffle ! » avec les résultats que l’on devine…
Les membranophones sont des instruments connus de tout temps en Afrique, dans l’Ancien Mexique (la flûte « pame nipijiji » et la flûte « tenek pakaab chul »), et dans beaucoup d’autres lieux. Ainsi que les sifflets, les flûtes ou les chabrettes, ils ont dû faire partie du patrimoine musical immémorial des petits et des grands, ruraux et citadins, et porter des noms locaux divers que la littérature écrite n’a pas retenus. Et notre mirliton a sans aucun doute été de ceux-là.
L’histoire du nom ou des noms de l’instrument est plus récente, et on peut en retrouver la trace.
Dans les dictionnaires, le mot « mirliton » est attesté vers 1738 en France d’où il est originaire, et il signifie alors « monnaie » ; nous tâcherons de voir plus loin quelle monnaie et pourquoi. En 1745 il signifie déjà « sorte de flûte » et, en 1829, « refrain populaire ».
Il est parfois indiqué que « mirliton » serait une sorte de refrain ou de final de chanson, dans le style «tra la la tsoin tsoin », ce qui me semble une remarque fort judicieuse. Reste à trouver ou à imaginer le pourquoi de ce mot, et pas un autre : je pense que l’on pourrait se tourner vers le ‘merle’ (« mirlo » en espagnol). En effet, le merle est connu pour ses éclats sonores ― « siffler comme un merle »―, bruyants, joyeux, mais pas forcément très harmonieux, contrairement au rossignol qui « chante ».
Je vois là un faisceau d’indices, un champ sémantique cohérent, auquel la sonorité même du mot contribue : chant vigoureux et peu harmonieux du merle, refrain populaire, avec une connotation quelque peu péjorative confirmée par l’expression « vers de mirliton » (= de mauvaise qualité), et musique festive ou burlesque. On peut ajouter à cela que vers 1850 le mirliton était joué par des enfants, accompagné de la crécelle, ce qui le place clairement dans des manifestations carnavalesques.
La pièce de monnaie qui est connue sous le nom de « Louis mirliton » date de 1725 ou d’autres années proches, car il en a été frappé à des dates diverses et en divers lieux. Elle représente le jeune Louis XV à l’avers et son chiffre au revers.
On peut se demander pourquoi cette monnaie a été surnommée « mirliton ». Certains avancent l’hypothèse de la ressemblance entre les deux « L » entrelacés et les rubans que l’on attachait à l’époque aux « mirlitons », rubans parfois chargés de ces fameux « vers de mirlitons ». Cela prouve au moins une chose : que les mirlitons étaient déjà célèbres à l’époque, et peut-être une deuxième : qu’étant donnée la connotation burlesque et parodique de la musique ‘mirlitonesque’, ce Louis n’était peut-être pas si bien vu par certains…
« Cherchez, vous trouverez », a-t-il été dit, et c’est ma foi, bien vrai : en fouillant sur Internet, inépuisable source de savoirs (oui, aussi ! pour ceux qui n’en sont pas convaincus…), je sui tombé sur le magnifique travail d’un Allemand, Hans Mattauch qui, comme moi, n’a pas été satisfait de ce que racontent les dictionnaires. Pour faire court, disons que notre chercheur a découvert dans de bons vieux grimoires que le mot a été créé en 1723 par des marchands de mode parisiens, pour railler la coiffure de gaze que portaient les femmes libertines à la mode du temps, ainsi que les mœurs plus que délurées de la haute société, et cela par le biais de couplets grivois, tant et si bien que le mot finit par désigner l’organe génital féminin, et même le masculin. Un peu comme « zizi » et « zezette », aujourd’hui. Nous y voilà donc ! Un sacré « merle » siffleur !
Mais, me direz-vous, ce « Louis mirliton » ? Je vous vois venir !
Replaçons-nous dans l’esprit grivois du temps, et regardons de près le monogramme des deux « L », au revers de la pièce :
Je ne sais pas pourquoi, ce triangle formé par les lettres…, avec au centre ce je ne sais quoi de … Mirliton, tontaine, tonton !
Mais, bon, il faut avoir l’esprit du XVIIIème, non ? C’était bien le bon vieux temps !
Laissons passer quelques décennies sur ces joyeuses gauloiseries. Nous sommes en 1852, aux Etats Unis, loin de la France du XVIIIème.
D’où venait le modèle ? De la France des immigrants ? De l’Ancien Mexique ? Toujours est-il que, parallèlement ou en concurrence, deux « inventeurs » mirent au point une nouvelle version du Mirliton, le « kazoo ». L’un se nommait Alabama Vest, il était afro-américain et
officiait en Géorgie, et l’autre Thaddeus von Clegg, ancien horloger allemand qui exerçait ses talents aussi en Géorgie. L’un et/ou l’autre se débrouillèrent si bien dans leurs affaires qu’aujourd’hui encore le public français connaît beaucoup mieux le mot « kazoo » que le mot « mirliton » ! Incorrigible marketing américain…
Trente ans plus tard, en 1883, un fabricant de jouets ou d’instruments de musique, un certain Bigot ―injuste Histoire qui n’a pas retenu son prénom !― mit au point en France ce qui désormais s’appellera le « bigophone ». On connaît la postérité du mot dans l’argot militaire et civil…
Le bigophone est constitué de deux parties: un mirliton ordinaire emmanché sur toutes sortes de pavillons amplificateurs, l’humour, bien entendu, n’étant nullement exclu.
Cette fin du XIXème est la grande période des orchestres de mirlitons, formations parodiques qui s’étaient perdues depuis, mais ont semble-t-il tendance à ressurgir aujourd’hui. Et je ne saurais trop y encourager ceux qui s’y lancent !
Le Prévôt de Versailles et les censeurs ecclésiastiques du XVIIIème siècle s’étaient acharnés sur les chansonniers et les poètes, cherchant à faire taire et oublier les vilaines connotations salaces du mot « mirliton », et les mœurs qui allaient avec.
Et les Anastasies avaient sans doute parfaitement réussi dans leur entreprise d’occultation de ces turpitudes ―l’ignorance des dictionnaires le prouve assez clairement― lorsque, durant l’été de 1918, le bon abbé J.E. Varin, dans toute son innocence pastorale, réinventa le mirliton au plus grand bonheur des enfants de sa colonie de vacances. S’il avait su, le pauvre abbé… Mais, rassurez-vous, la naïve bonhomie de sa binette d’apôtre évaporé nous montre à l’évidence qu’il n’était pas au courant. Que le Ciel en soit remercié !
Je l’aime bien, cet abbé Varin : moi aussi je fais des mirlitons pour les colonies de vacances et autres ludothèques et centres de loisirs ! Et puis, je porte un peu la barbe et aussi les lunettes ; quant au reste, ce sera à vous de voir…
Le mirliton serait-il en train de devenir ma principale raison sociale ? Mon alter-ego ? Faire le tour de France sur les airs d’un modeste mirliton…
« A l’insu de mon plein gré », selon la formule maintenant consacrée, le mirliton s’est en quelque sorte emparé de mon identité même : ne m’a-t-on pas dit, à l’issue d’une animation récente ‘votre mirliton a été aujourd’hui comme le symbole de la fête’ ?
Il est vrai qu’arrivé à un âge si canonique, où il est devenu si scandaleux de vouloir travailler encore, on peut ―raisonnablement ?― avoir envie de faire quelque chose.
Or, il semble bien que mon autre ‘talent’, comme disent les Evangiles, soit celui de ressusciter ―attendez, ne rigolez pas ; pas de confusion, dans cette proximité textuelle, avec d’autres résurrections !― et de fabriquer des jouets pour donner un peu de rire, de joie et de bonheur à mon prochain. Et que le mirliton soit l’un des meilleurs « produits d’appel » pour y parvenir.
Je n’en veux pour preuve que cette mammie de 98 ans, résidente d’une maison de retraite, à qui j’avais fait un mirliton dont elle jouait fort bien, et qui devisait avec moi, au grand étonnement de l’équipe soignante car, déprimée, « elle ne parlait plus à personne depuis trois semaines »...
dimanche 3 avril 2011
La planche à roulettes
Le Soleil vient à peine de se lever.
Sa lumière oblique est encore rasante et rouge.
L'intense bleu du ciel éclaire l'ombre en violet.
Des lumières et des ombres qui sont celles d'un matin d'enfance
retrouvé.
dimanche 20 mars 2011
"P.A.S.T.E.L" : une fabuleuse association ! !
"P.A.S.T.E.L" : Patrimoine Agricole,
Savoirs Techniques
En Lauragais
Recherche, inventaire, conservation et mise en valeur du patrimoine mécanique ancien
Savoirs Techniques
En Lauragais
Recherche, inventaire, conservation et mise en valeur du patrimoine mécanique ancien
Les animations originales que nous avons déjà eu l'occasion de mettre en place.
1) Minoterie à l'ancienne : moulin à meules de pierre diamètre 1m30 couplé à la cuisson sur place du traditionnel millas.
2) Four à pain de campagne de grosse capacité (6 m² de cuisson) chauffé au bois : animation très appréciée nécessitant la forte implication des boulangers locaux.
3) Presse à pommes ancienne, fabrication et dégustation de jus de pomme frais.
4) Animation vieux métiers (rémouleur, vannier, rempailleur de chaises, cannage, fabrication de balais de paille, cuirs et peaux, scieurs de long, horloger, forgeron, tisserand, fileuse, maréchal-ferrant, dentellières, cardeuse, tournage, sculpture sur bois, sabotier, cordier, bouilleur de crus, la vigne et le vin, canonnier anti grêle, meunier, fondeur, pirate, calligraphie, etc…) suivant disponibilité des acteurs.
5) Les Dentellières : Exposition et démonstration de dentelle aux fuseaux.
6) Exposition de colliers et harnachements pour ânes, mules et chevaux de traît.
7) L'art du tressage du blé (les 7 épis, symboles, croyances, traditions populaires).
8) Miniatures fonctionnelles de matériel agricole ancien : Plus de 50 pièces échelle 1/8.
9) Exposition, démonstration de sculpture et tournage sur bois. (réalisations originales d'autodidacte et astuces et tour de main suscitant bien de la curiosité)
10) Atelier mécanisé du sabotier, "la sabotière automatique" : machine rare et originale fabriquant le sabot (intérieur et extérieur) en une seule opération.
11) Exposition d'outils anciens de l'agriculture et l'artisanat (tous métiers confondus).
12) Exposition d'outils anciens de l'horticulture et du jardin.
13) Les SURJOUGS : Commentaires et présentation de 20 à 25 exemplaires de ces pièces de bois tournées et sculptées, parfois ornées de multiples clochettes mises sur les jougs de bœufs pour les cérémonies. Véritables œuvres d'art populaire spécifiques au Lauragais/Volvestre.
14) Exposition de reproductions (18x24cm) de cartes postales anciennes régionales sur des thèmes ciblés comme la vie rurale, l'industrie, l'aéronautique, etc…présentées en panneaux.
15)Camion Renault type EP de la première guerre mondiale en état de marche.
16) Rouleau compresseur tricycle des années 20 : majestueux avec son monocylindre et ses 2 volants. (Fraîchement restauré, 9 tonnes environ).
17) Routière à vapeur : machine à vapeur automotrice de 12 tonnes en parfait état de fonctionnement et homologuée pour exhibitions en public.
18) Voiturette à vapeur "De Cambière" 1897 (exemplaire unique de construction régionale) en fonctionnement et/ou voiture à vapeur SERPOLLET.
18) Bateau à vapeur opérationnel (navigation possible sur plan d'eau ou canal) Gabarit 5 mètres, 4 places maximum.
19) Battage mécanique avec petit batteur rustique entraîné par spectaculaire manège à chaîne à deux paires de bœufs.
20) La Moissonneuse Gauloise : Reconstruction sur documentation historique (bas-relief) et mise en scène de la plus ancienne moissonneuse de l'histoire de l'humanité.
21) Battage à la Trépigneuse (fin XIXème siècle) batteuse mécanique entraînée par un cheval spécialement dressé marchant en cadence sur un tapis roulant).
22) Balades en calèche (10 à 20 places) tirée par 2 chevaux.
23) La traction animale : Bœufs, vaches ou chevaux en démonstration de travaux agricoles.
24) Exposition de moteurs fixes agricoles et industriels en fonctionnement.
25) Expositions de tracteurs anciens, de voitures et motos anciennes.
26) Expositions de véhicules militaires historiques (débarquement de juin 1944).
27) Exposition de plus de 70 plaques publicitaires émaillées anciennes sur le thème des vieilles mécaniques et l'agriculture.
28) Exposition de petits et très petits moteurs (vapeur, gaz, air chaud, essence, diesel, Stirling, réacteur, etc…) et démonstrations de fonctionnement.
29) Démonstrations de labours à l'ancienne ou charrue balance.
30) Exposition de miniatures d'intérieurs : reconstitution à l'échelle 1/10ème des différentes pièces d'habitations ou de mises en scène de la vie quotidienne.
31) exposition de peintures sur le thème des scènes rurales et les paysages champêtres
32) exposition de miniatures de "morceaux d'architectures", façades typiques et véritables œuvres d'art représentatives du bâti régional.
33) exposition et construction de miniatures de monuments du "petit patrimoine bâti régional" (Moulins, pigeonniers, puits, fontaines, lavoirs au 1/50ème).
34) La calligraphie sur parchemin : démonstrations, copies de textes.
35) Animation jeux et jouets en bois : 10 à 15 jeux anciens et historiques, individuels ou collectifs, pour enfants et adultes pour animer efficacement une place de 200 à 300 m².
36) Exposition de 150 jouets rustiques de nos campagnes, faits d'un rien et d'un peu d'astuce et d'imagination. Fabrication pour (et par) les enfants des modèles les plus accessibles.
37) Exposition d'une fabuleuse collection de santons du Lauragais.
38) Mise en place d’un jeu traditionnel d’adresse pour enfants. (Le jeu de la grenouille ou le très lointain ancêtre du flipper ! ).
39) Le train électrique en miniature ; Une ligne régionale dans son décor paysager minutieusement restitué.
40) Aéromodelisme : Les débuts de l'aviation commerciale et de notre industrie régionale, La fantastique aventure humaine des Lignes Aériennes Latécoère et de l'Aéropostale.
41) Reconstitution de l'école d'Antan. (mobilier, objets, planches murales, livres, cahiers, documents, etc…). Concours d'écriture à la plume. Certificat d'Etudes Primaires.
42) Pendules et horloges anciennes : exposition, démonstration, restauration).
43) La Boutique du Patrimoine : Exposition-Vente de livres et Vidéos sur le petit patrimoine, les traditions, le régionalisme (plus de 70 références)
44) Groupe folklorique, Musiques et danses traditionnelles occitanes (en collaboration)
+ Moissons et Battages à l'ancienne avec gros matériel des années 50 (Tracteur Vierzon FV1, Batteuse Navac et presse Vendeuvre) et, exceptionnellement, fabrication de chapeaux de paille avec toutes machines à coudre, à tresser et à thermoformer. Une vraie usine mobile.
EN PROJET : Le commerce ambulant des années 50/60, les objets de la vie quotidienne dans un fourgon RENAULT 1000 kg de 1949 (en cours de restauration et équipement), Buanderie et repassage, machines à coudre anciennes, le souffleur de verre, L'aventure de l'Aéropostale
Chaque sollicitation doit, bien sûr, être étudiée au cas par cas suivant la distance, la durée de la manifestation, le nombre de bénévoles disponibles et surtout les moyens de transport à mettre en œuvre.
samedi 5 mars 2011
Le moulin métaphysique
Jeu, rite, structuration, prophylaxie, ludopathie
Dans le rite, c’est le bouc émissaire qui meurt (qui est sacri-fié = « est fait sacré ») : c’est le « coupable », autre, extérieur à la communauté, qui donc ne peut pas être moi.
Dans le jeu, qui meurt ? Le perdant, qui peut être moi. Mais ce moi est un moi symbolique, fictif, qui n’existe que dans l’aire et le temps du jeu, et le joueur a plusieurs vies.
Dans le jeu, le perdant n’est pas un bouc émissaire ; il n’est pas sacrifié (il a x vies), et il ne devient pas idole.
Entrer dans le jeu, c’est entrer dans un lieu hors du lieu et dans un temps hors du temps.
Entrer dans le jeu, c’est entrer dans un avant pré-sacrificiel.
Le temps pré-sacrificiel individuel est celui qui précède le « sacrifice » de l’enfant, pour que naisse l’adulte.
Revenir au temps pré-sacrificiel, c’est repartir à zéro, pour rejouer la structuration de l’adulte.
C’est mourir encore une fois (symboliquement) pour grandir un peu plus.
D’où l’idée, si ce schéma anthropologique est exact et universel, que le but de la vie c’est l’apprentissage.
Mais, surtout, au nom de quel mythe structurant qui donnerait sens et structure à ce sacrifice ?
Je suis en train d’y réfléchir !
Dans le rite, c’est le bouc émissaire qui meurt (qui est sacri-fié = « est fait sacré ») : c’est le « coupable », autre, extérieur à la communauté, qui donc ne peut pas être moi.
Dans le jeu, qui meurt ? Le perdant, qui peut être moi. Mais ce moi est un moi symbolique, fictif, qui n’existe que dans l’aire et le temps du jeu, et le joueur a plusieurs vies.
Dans le rite, le bouc émissaire deviendra idole structurante de l’ordre social collectif et individuel. Ce mythe, accepté, devient le point de repère extérieur, supérieur, transcendant, au nom duquel tout se structure.
Le jeu ne crée pas ses règles comme le font le sacrifice et l’idole qui en est issue. Il est déjà là ; il est post-sacrificiel. Il se régit par rapport à une entité déjà créée par le (issue du) sacrifice ; il s’inscrit dans un mythe dont l’ordonnateur est l’idole (le dieu) ou le hasard divinisé. Il est donc une prophylaxie.
Entrer dans le jeu, c’est entrer dans un avant pré-sacrificiel.
Le temps pré-sacrificiel individuel est celui qui précède le « sacrifice » de l’enfant, pour que naisse l’adulte.
Revenir au temps pré-sacrificiel, c’est repartir à zéro, pour rejouer la structuration de l’adulte.
C’est mourir encore une fois (symboliquement) pour grandir un peu plus.
D’où l’idée, si ce schéma anthropologique est exact et universel, que le but de la vie c’est l’apprentissage.
Apprentissage de quoi ? C’est le parcours initiatique, le Chemin de Compostelle, au bout duquel le pèlerin va se débarrasser du «vieil homme », pour en reconstruire un nouveau au retour.
La ludopathie consiste à se replonger sans cesse dans cet avant, c’est à dire à se déstructurer rituellement (première étape du rite), sans pourtant trouver jamais d’issue structurante. C’est donc un masochisme : se remettre sans cesse dans la situation d’une bataille perdue, en espérant un jour la gagner.
C’est entrer dans l’aire et le temps du sacrifice, sans arriver à (sans vouloir ?, sans pouvoir ?) y mourir symboliquement.
Que, ou qui faudrait-il « sacrifier » pour réussir cette structuration ?
Existe-t-il aujourd’hui un mythe structurant qui puisse fédérer le groupe et l’individu dans nos sociétés modernes ?
Je suis en train d’y réfléchir !
En attendant, je fais tourner mon « moulin métaphysique»…
Et puis, je me dis: pourquoi d'aussi belles pensées dans un lieu aussi modeste? (Vous avez vu là une métaphore? Ah, bon!)
Elles, elles pourraient sûrement me répondre, si je savais seulement les écouter...
Juego, rito, estructura, profilaxis, ludopatía
Juego, rito, estructura, profilaxis, ludopatía
En el ritual, es el chivo expiatorio el que se muere (que es sacri-ficado = "hecho sagrado") es el "culpable", otro, exterior a la comunidad, por lo que no puede ser yo.
En el juego, ¿quién se muere? El perdedor, que puede ser yo. Pero este yo es un yo simbólico, que sólo existe en el área y a la hora del juego, y el jugador tiene varias vidas.
En el rito, el chivo expiatorio se convierte en el ídolo estructurador del orden social colectivo e individual. Este mito, aceptado, se convierte en el punto de referencia exterior, superior, trascendente, en nombre del que todo se organiza.
En el juego, el perdedor no es un chivo expiatorio; no es sacrificado (tiene x vidas), y no se convierte en un ídolo.
El juego no crea sus propias reglas como el sacrificio y el ídolo que sale de él. Ya está ahí, y es post-sacrificial. Se rige con respecto a una entidad ya establecida por el (salida del) sacrificio, se inscribe en un mito cuyo rector es el ídolo (el dios) o el azar deificado. Por lo tanto, es una profilaxis.
Entrar en el juego es entrar en un lugar fuera del lugar, un tiempo fuera del tiempo.
Entrar en el juego es entrar en un antes pre-sacrificial.
El tiempo pre-sacrificial individual es el que precede el "sacrificio" del niño para que nazca el adulto.
Volver al tiempo pre-sacrificial, es volver a partir de cero, para volver a jugar (a representar) la estructuración del adulto.
Es morir una vez más (simbólicamente) para crecer un poco más.
De ahí la idea, si este sistema antropológico es exacto y universal, que la finalidad de la vida es aprender.
¿Aprender qué? Es el viaje iniciático, el Camino de Santiago, al final del cual el peregrino va a deshacerse del "hombre viejo" para construir uno nuevo a la vuelta.
La ludopatía consiste en sumergirse incesantemente en este antes, es decir en desestructurarse ritualmente (primera etapa del rito), pero sin encontrar nunca una salida estructurante. Es pues un masoquismo: volver a ubicarse constantemente en la posición de una batalla perdida, esperando ganarla un día.
Es entrar en el área y en el tiempo del sacrificio, sin llegar a (¿sin querer?, ¿sin poder?) morir simbólicamente. ¿En beneficio de qué?
¿Qué o quién es lo que habría que sacrificar para lograr esta estructuración?
Más importante aún, ¿en nombre de qué mito estructurante que daría sentido, estructura y aceptabilidad a este sacrificio?
¿Existe hoy un mito estructurador que pueda federar al grupo y al individuo en nuestras sociedades modernas?
Estoy pensando en ello!
Mientras tanto, le doy vueltas a mi molino metafísico.
Et puis, je me dis: pourquoi d'aussi belles pensées dans un lieu aussi modeste? (Vous avez vu là une métaphore? Ah, bon!)
Elles, elles pourraient sûrement me répondre, si je savais seulement les écouter...
Juego, rito, estructura, profilaxis, ludopatía
Juego, rito, estructura, profilaxis, ludopatía
En el ritual, es el chivo expiatorio el que se muere (que es sacri-ficado = "hecho sagrado") es el "culpable", otro, exterior a la comunidad, por lo que no puede ser yo.
En el juego, ¿quién se muere? El perdedor, que puede ser yo. Pero este yo es un yo simbólico, que sólo existe en el área y a la hora del juego, y el jugador tiene varias vidas.
En el rito, el chivo expiatorio se convierte en el ídolo estructurador del orden social colectivo e individual. Este mito, aceptado, se convierte en el punto de referencia exterior, superior, trascendente, en nombre del que todo se organiza.
En el juego, el perdedor no es un chivo expiatorio; no es sacrificado (tiene x vidas), y no se convierte en un ídolo.
El juego no crea sus propias reglas como el sacrificio y el ídolo que sale de él. Ya está ahí, y es post-sacrificial. Se rige con respecto a una entidad ya establecida por el (salida del) sacrificio, se inscribe en un mito cuyo rector es el ídolo (el dios) o el azar deificado. Por lo tanto, es una profilaxis.
Entrar en el juego es entrar en un lugar fuera del lugar, un tiempo fuera del tiempo.
Entrar en el juego es entrar en un antes pre-sacrificial.
El tiempo pre-sacrificial individual es el que precede el "sacrificio" del niño para que nazca el adulto.
Volver al tiempo pre-sacrificial, es volver a partir de cero, para volver a jugar (a representar) la estructuración del adulto.
Es morir una vez más (simbólicamente) para crecer un poco más.
De ahí la idea, si este sistema antropológico es exacto y universal, que la finalidad de la vida es aprender.
¿Aprender qué? Es el viaje iniciático, el Camino de Santiago, al final del cual el peregrino va a deshacerse del "hombre viejo" para construir uno nuevo a la vuelta.
La ludopatía consiste en sumergirse incesantemente en este antes, es decir en desestructurarse ritualmente (primera etapa del rito), pero sin encontrar nunca una salida estructurante. Es pues un masoquismo: volver a ubicarse constantemente en la posición de una batalla perdida, esperando ganarla un día.
Es entrar en el área y en el tiempo del sacrificio, sin llegar a (¿sin querer?, ¿sin poder?) morir simbólicamente. ¿En beneficio de qué?
¿Qué o quién es lo que habría que sacrificar para lograr esta estructuración?
Más importante aún, ¿en nombre de qué mito estructurante que daría sentido, estructura y aceptabilidad a este sacrificio?
¿Existe hoy un mito estructurador que pueda federar al grupo y al individuo en nuestras sociedades modernas?
Estoy pensando en ello!
Mientras tanto, le doy vueltas a mi molino metafísico.
mercredi 12 janvier 2011
vendredi 31 décembre 2010
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