lundi 1 septembre 2014

SISTELS

A Sistels, sous la bienveillante protection de St Laurent,

les Jouets Rustiques 
(Photo Fanny MONGE)

ont eu l'honneur de voir passer une prestigieuse Délégation!

lundi 18 août 2014

Le Dhyangro

Un tambour de chamane népalais.



Pour en savoir plus, rendez-vous ici: CRAM CRAM



lundi 21 juillet 2014

La force du dérisoire

La force du dérisoire

Un bouchon en faux liège de plastique, une boîte à emballer les mets pré-cuisinés, des chutes de fil de fer, rouillées, c’était la cas, un tronçon de latte de lit, cassée par trop d’ardeurs juvéniles et une pochette vide de croquettes pour chiens, constituée d’une sorte de papier plastifié imperméable, et une gitolle coupée dans la haie.
Voilà. Le tout, prêt à partir pour la poubelle, ou y gisant déjà, mais ça, il ne faut pas le dire…
Le couteau, avec son poinçon, des ciseaux, des pinces.
Ah, j’oubliais : un minuscule filet d’eau qui s’échappe en source claire d’un rocher de montagne. La Nature, à l’état d’un pur stéréotype, avec laquelle on va dialoguer.
Faire le moulin, ce n’est pas difficile : il suffit de faire six entailles longitudinales dans la moitié de ce bouchon élastique, puis de coincer dans chaque entaille une ailette découpée dans la boîte : ça tient tout seul !
Puis on perfore le bouchon, bien au milieu si possible, avec un brin de fil de fer qui servira d’axe, dépassant de chaque côté.
Pour les supports, deux autres brins de fil de fer bouclés comme une épingle à nourrice dont on aurait coupé un brin. Attention, assez longs pour que le moulin puisse tourner sans frotter en bas.
Pour la base, facile : il suffira de perforer un peu le tronçon de latte, à une distance convenable pour donner de l’aisance au moulin dans sa rotation, et de fixer les supports dans les trous.
Tiens, mais l’axe de notre moulin a tendance à s’échapper des boucles du support… Pas de souci ! deux rondelles découpées dans le reste du bouchon, fixées à l’extérieur des supports vont le tenir en place. Et oui, il ne s’agit pas que les ailettes aillent se balader loin de la chute d’eau !
Le plus dur, à première vue, va être de se trouver un tube assez long pour prendre l’eau à sa source, dans le rocher, et l’en éloigner convenablement pour créer une chute plus haute que le moulin. Il y a bien, là-haut dans la montagne, de magnifiques tiges de sureau dont il suffirait de retirer la moelle. Mais l’impatience enfantine est grande : il faut tout, tout de suite. Bien sûr, c’est un défaut, mais à quelque chose malheur est bon, car ça va obliger à mettre en route un peu de créativité !
Il y a là une gitolle, c’est à dire une tige poussée bien droite dans l’année, grosse environ comme un crayon : évidemment, pas question de la percer pour en faire un tube d’une telle longueur !
Qu’à cela ne tienne : on va découper la poche des granulés pour en faire un rectangle allongé. Il ne restera plus qu’à enrouler ce rectangle en cornet, tout au long de la baguette, et de fixer les spires avec du fil ou du papier collant. On peut même renforcer un bout avec une autre série de spires.
Pour sortir la gitolle, attention, il faut la tirer par le gros bout, sinon, impossible, ça coince !
Et maintenant, départ sur le terrain.
On a repéré un petite source dans une anfractuosité du rocher : c’est la qu’on va aménager la captation de l’eau ; Mais comme notre anfractuosité est irrégulière, il peut y avoir des fuites. Il conviendra donc de se procurer des mousses, il en existe de filandreuses dans les sources, qu’on va utiliser comme étoupe. Une fois notre prise d’eau réalisée, on va la fixer à la bonne hauteur avec une pierre, pas trop lourde pour pas écraser le tube.
Ça y est, ça coule !
Disposons maintenant l’ensemble du moulin, bien calé sous la fontaine.
Ça tourne !
Il n’y a plus qu’à attendre les curieux, qui ne vont pas manquer de s’arrêter pour admirer et faire des photos.


A cette même heure, là-bas dans le Monde, des fanatiques déments violent, massacrent, dépècent des populations qui ne demandaient qu’à vivre des bonheurs simples comme celui-ci, au nom de faux dieux sanguinaires…
« Quand on n’a que l’amour », chantait Jacques Brel ! Rien n’a changé depuis…
Et pourtant, il faut encore croire à la force imparable du dérisoire, car les peuples, eux, y croient.
Et chaque jour un peu plus !


vendredi 13 juin 2014

LE CULBUTO

Non..., ce n'est pas celui auquel vous pensez !

Mais il tient tout aussi bien debout sur ses deux roues, et quelle que soit la situation, car il a les tripes bien plombées!


lundi 9 juin 2014

LA RINGUETA Sarlat 2014

LA RINGUETA, à Sarlat est décidément la plus authentique et la meilleure des fêtes traditionnelles du jeu dans le Sud Ouest!

On y retrouve des racines, --ça l'air d'un cliché!--, mais qu'est-ce que ça veut dire?
Ça veut dire la convivialité, les valeurs simples et vraies des jeux fondés sur des gestes à hauteur humaine, des activités qui construisent quelque chose au fond de l'être, qui structurent l'essentiel de ce que l'on apprend sur les chemins buissonniers.


Ça veut dire le rêve d'un enfant qui sera, pour sa vie entière, un inépuisable trésor d'équilibre référentiel, de ressourcement salvateur, d'amour pour la vie qui en vaut, malgré tout, la peine!
.

lundi 19 mai 2014

EXOTISME LOCAL à La Sauvetat de Savères

En plein pays agenais, dans la vallée de la Petite Séoune, un festival d'exotisme local!

La redécouverte des saveurs simples, locales, hors des circuits financiers des poisons alimentaires.
Une prise de conscience de l'extraordinaire richesse que nous foulions aux pieds, aliénés par la société du gaspillage.



Quelle belle initiative que ce "Festival de l'Ortie et de la Nature !

Pas étonnant que les Jouets Rustiques s'y soient tellement sentis chez eux!

mardi 22 avril 2014

La toupie fait tourner le Monde

 La toupie fait tourner le Monde

Durant quelques secondes magiques, la toupie tourne sur son axe cosmique, comme n’importe quelle planète, faisant ainsi tourner le Monde, depuis des millénaires...

Sa forme a-t-elle été inspirée par le gland qui tombe sur sa pointe ?
Toujours est-il que, probablement, toutes les plus vénérables civilisations l’ont connue : la Chine, l’Egypte, la Grèce, Israël, etc.

Au fait, la toupie, comment ça fonctionne, et pourquoi ça tient debout quand ça tourne ?
Procédons par étapes.
Attachez une pierre au bout d’une ficelle, et faites-la tourner au-dessus de votre tête. La pierre va progressivement s’élever, jusqu’à ce que la corde arrive à l’horizontale qu’elle ne dépassera jamais. Elle essaye de s’échapper, la pauvre..., et donc elle s’éloigne le plus possible de son point d’attache : c’est l’effet de la force centrifuge que vous lui avez communiquée.
Imaginez maintenant un axe autour duquel seraient attachées une multitude de pierres au bout d’autant de ficelles. Faites tourner l’axe, les pierres vont toutes s’élever, et tirer vers l’extérieur.
Et, comme il y a une multitude de ficelles disposées en rayons de roue, elles vont tirer par « couples », c’est à dire que deux par deux, elles vont tirer dans deux directions opposées, et les forces vont s’équilibrer autour du centre, à condition, bien sûr, que les pierres aient toutes exactement la même masse et que les ficelles aient exactement la même longueur.
Imaginez encore que vous collez ensemble toutes les pierres et toutes les ficelles dans cette position haute: vous obtenez une toupie !
Alors, pourquoi elle s’arrête et tombe ?
Parce que l’équilibre des forces n’est jamais parfait, et parce que le frottement de la pointe sur le sol ralentit la course : les « pierres » retombent petit à petit et, donc, ne tirent plus assez sur l’axe pour le tenir debout...

          Les plus anciennes toupies conservées sont en terre cuite moulée, et sont peut-être antérieures à l’invention du tour à bois, qui date du IIe millénaire avant J.C., de l'Age du Fer, à moins que, tout simplement, le temps n’ait eu raison de celles qui étaient tournées en bois…

Qui a inventé la toupie : un adulte ou un enfant ? Et tout de suite surgit la question : à ces époques reculées régies par la pensée magique, c’était quoi un adulte par rapport à un enfant ?
Et que croyaient ou savaient vraiment ces anciens concernant les astres et la dimension cosmique de notre objet ? Peut-être plus qu’on ne croit…

Tout ce qui est rond et tout ce qui tourne est sacré et, bien sûr, le cycle des saisons, éternel pour nous, aléatoire pour eux: quoi de plus naturel que la toupie pour symboliser cela ?
Et quoi de plus magique dans le pouvoir de relancer symboliquement le monde et de lui redonner son équilibre, s’il venait à le perdre ?
Associée à quoi, la toupie ? Au jeu ? Au rite ? Mais, n’est-ce pas la même chose ?

Parfois semblable à un dé, la toupie devient jeu de Hasard qui, comme l’on sait, est l’autre nom de Dieu…
          De ce point de vue-là, le «dreidel » en yiddish ou « sevivon » en hébreu, la toupie juive, est un exemple parfait.
          Cette toupie-dé comporte quatre lettres : Noun, Guimel, Héi, et Chin, et s’utilise lors de la Fête des Lumières (Hanoucca), c’est-à-dire au Solstice, à l’époque de Noël.
Selon la tradition, la fête de Hanoucca, commémore la victoire juive, en 165 Av. J.C. sur les Grecs qui dominaient la Judée. Les Juifs allumèrent à l’époque une ménora, prévue pour durer un jour. Or, l’huile d'olive brûla miraculeusement pendant huit jours.
http://www.veroniquechemla.info/2011/12/jeux-et-jouets-juifs.html

Les quatre lettres de l’alphabet hébraïque forment l’acronyme de « Nes gadol haya cham », qui signifie « Un grand miracle eut lieu là-bas », (en Israël).

On devine facilement là-dessous les jours de latence et d’incertitude qui s’écoulent entre la « mort » du Soleil et sa « renaissance » à cette époque de son cycle. Les Païens y situaient la saison des Sorcières, et les Catholiques y comptent douze jours, entre Noël et Les Rois qui viennent adorer le nouveau-né.

On comprend mieux maintenant le jeu associé à cette toupie, et les significations qu’elles y acquièrent. Ce jeu consiste à créer un « pot commun », d’argent ou de friandises, puis à lancer la toupie à tour de rôle.
Si elle tombe sur Noun, cela signifie "ne prends rien dans la cagnotte" ; sur Guimel, "prends le tout" ; sur Héi, "prends la moitié" ; sur Chin : "ajoute à la cagnotte".
Symboliquement, c’est bien une conjuration de l’incertitude cosmique qui prévaut, concernant cette période et ce jeu!.
Les croyants Juifs ont associé encore aux mouvements de la toupie des ressemblances avec ceux des leurs qui font la prière : si la toupie « tourne très bien mais reste sur place, elle récite « Chemoné Esré » (la prière des 18 Bénédictions, où l'on reste debout, immobile). Lorsqu'elle se penche d'un côté et de l'autre, elle récite « Osé Chalom », à la fin de la « Chemoné Esré » (où l'on se penche alternativement à gauche et à droite). Si la toupie fait de grands tours, elle fait les « Hakafott de Sim'hat Torah », où l'on fait le tour de la Tévah, ou bimah, estrade où on lit la Torah. Si, enfin, elle tombe d'un côté, elle récite le « Ta'hanoune » (supplications) ».

C’est ainsi qu’un jouet et un jeu sont aussi des supports d’intégration religieuse et sociale.