vendredi 15 mars 2013

Faire jouet de tout bois


Faire jouet de tout bois

Vous connaissez le défi du jouet rustique: « Là où tu seras, et avec ce que tu trouveras, un jouet tu feras ».

La région se nomme « Costa Tropical » et la ville, Almuñécar, à l´extrême sud de la province de Granada, au bord de la Mediterranée, le tout enclavé entre mer et montagne.
Inutile de dire que pour un natif de la Corrèze qui, par ailleurs, réside au bord du Lot, la végétation offre des surprises et d´extraordinaires découvertes.

Juste de l´autre côté de la rue, étroite et en pente raide comme elles le sont toutes ici, s´épanouit un parc de bonsaïs et de diverses variétés de palmiers.
Derrière la grille, un drago

         Or, certains de ces arbres, et c´est le cas de ce drago, emblème des Canaries,  laissent généreusement s´incliner... leurs palmes : vous vous en seriez douté. Surtout leurs palmes fanées, décrochées, et un moment suspendues parmi les vivantes, dans leur premier et ultime voyage vers la Terre.
A première vue, ce ne sont que des palmes, jaunies celles de la première saison, noircies celles qui en sont à la deuxième année de leur voyage final.
        Mais le curieux ne s´en tiendra pas là.
Les palmes ont la particularité de comporter à leur base une énorme attache, celle qui les reliait directement à l´arbre, et dont on voit ensuite les traces si caractéristiques qui donnent au tronc son inimitable trame mauresque.

               Et plus que cela :
        Les troncs prennent la forme de colonnes torses, et ont, plutôt qu’une écorce, une sorte de peau couverte d’écailles.

       Pas étonnant que les hommes préhistoriques —car il s’agit d’un arbre survivant du quaternaire, époque où le Sahara était encore boisé...— y aient vu un dragon, lui en aient donné le nom, et lui aient associé des légendes !
       Un arbre fascinant !


       Même si la palme a pris un ton grisâtre, les attaches conservent à leur base des couleurs d´un étonnant camaïeu de brique lumineuse et de jaunes orangés : la couleur du « sang » de l´arbre qui est, dit-on un élixir d´éternelle jeunesse...

Et leur étrange forme...
Bref, de quoi laisser pantois quelqu´un qui aurait comme moi la fibre du peintre barbouilleur et la passion des jouets rustiques.
Et c´est toujours la même chanson : le jouet est dans l´objet, il nous appelle, il nous crie sa muette présence, et nous restons souvent lamentablement sourds et aveugles à sa supplique...

A moins que...
On ne sait, soudain, quelle mouche nous pique, quel « rayon vert » traverse notre champ visuel, quelle étrange voix susurre quelque part dans une « autre dimension », et voici que l´idée surgit : couper deux de ces bases épaisses et les assembler. L´idée est là: c´était un papillon qui nous appelait.
Le reste ne sera plus que de la technique : le corps, les antennes, et assembler le tout, en utilisant la double face de chaque aile pour insérer le corps. Et quelques points de colle, si certains éléments avaient tendance à partir au vent.
 Un papillon se mire dans son reflet

Bref, un simple et merveilleux souvenir de voyage!

Une variante de fabrication

Un porte-crayons

 
Mon seul regret : ne pas avoir vu, malgré mes efforts de concentration visuelle, une seule des baigneuses de la légende, cachée dans la frondaison du drago...
DD

Leyenda del drago


Una tarde en la remota antigüedad, cierto navegante mercader llegaba de las costas mediterráneas en busca de sangre de drago..., producto muy en boga y de gran importancia en la elaboración de ciertas preparaciones de la farmacopea, y desembarcó por la playa de San Marcos, de Icod de los Vinos, para llevar a efecto su lucrativo propósito.

Estando ya en la playa, sorprendió allá- a unas infantas o damas de esta tierra, que conforme al rito tradicional se bañaban solas en el mar aquella tarde veraniega.

El intruso navegante las persiguió, logrando apoderarse de una de ellas. Ésta trató astutamente de conquistar el corazón del extraño viajero para mejor buscarlo y lograr huir, y mostrándole signos de consideración y amistad le ofreció algunos hermosos frutos de la tierra.

Para aquel navegante que venía detrás de la sangre del drago, y traí-a metido en la imaginación y en el alma el mito helénico de las Hespérides, los frutos que aquella dama de esta tierra le ofreciera, pudieron muy bien parecerle las manzanas del mítico jardí-n. Mientras él comía gustosamente desprevenido, la bella aborigen saltó ágil al otro lado del barranco, y a todo correr huía hacia el bosquecillo cercano escondiéndose tras la arboleda.

El viajero, sorprendido en principio, trató de perseguirla de cerca, pero vio con sorpresa que algo se interponía en su camino, que un árbol extraño movía sus hojas como dagas infinitas, y que el tronco parecido al cuerpo de una serpiente se agitaba con el viento marino y entre sus tentáculos se ocultaba la bella doncella guanche.

El navegante lanzó el dardo que llevaba en sus manos, contra lo que a él se le figuró un monstruo, con gran miedo y asombro, y al quedarse clavado en el tronco, del extremo de la jabalina empezó a gotear sangre líquida del drago.

Confuso y atemorizado, el hombre huyó laderas abajo, se metió en su pequeña barca y se alejó de la costa; porque iba pensando en su corazón, que había sorprendido en el jardín a una de las Hespérides, a la que salió a defender el mítico Dragón.



http://es.wikipedia.org/wiki/Drago_de_Icod_de_los_Vinos
http://www.youtube.com/watch?v=TwmC9BOA808 (La sangre de drago)
http://www.youtube.com/watch?v=fCSNkDGZbVs  (Leyenda)


vendredi 22 février 2013

Où va le vent ?

Où va le vent ?
Je me suis souvent demandé ce qui, dans la Nature, a pu donner aux Hommes l’idée de fabriquer des cerfs-volants. Il me semble que certaines feuilles de platane qui, retenues par leur long pétiole, tentent désespérément de prendre leur essor au moindre coup de vent —et ne le prennent qu’une seule fois… pour mourir !— ont bien pu leur servir de modèle.

L’origine précise du cerf-volant se perd dans la nuit des temps. Mais, si une chose semble certaine, c’est qu’il ne pouvait naître qu’en Chine ou dans cette partie du Monde. Et pourquoi cela ? Parce que, pour le réaliser, des matériaux spéciaux que seule la Chine connaissait en ces temps reculés sont nécessaires: le papier et/ou la toile de soie. Le bambou, souple, résistant, léger et endémique de cette région, mais qui n’est pas indispensable, était aussi le bienvenu.

Même si aujourd’hui on en trouve de particulièrement sophistiqués, le principe de base du cerf-volant reste le même, depuis les origines : une armature toilée que l’on maintient en l’air, face au vent, par une longue ficelle.
Le cerf-volant, comme beaucoup d’objets traditionnels, porte des noms bien différents, selon les langues qui servent à le nommer. Ces noms vont-ils nous éclairer, et sur quoi ?

En français, son orthographe est un ‘faux ami’, car « cerf » nous envoie sur une piste bien peu convaincante, surtout associée à « volant ». Par contre, pour qui connaît un peu l’occitan, dans « cerf » on entend « sèr » ou « sèrp », « la sèrp », car le mot est féminin, c’est le serpent . C’est beaucoup plus intéressant, ‘le serpent volant’. Et ce n’est pas anodin ! Cela signifie, déjà, que la langue française a emprunté à l’occitan, mais seulement la sonorité du mot « sèrp-volanta », sans en connaître le sens, lui faisant perdre par là sa valeur symbolique. Cela se passait vers 1660.

La langue russe confirme bien cela ; en effet, si le mot « Змей » (prononcé « zmieï ») signifie cerf-volant, il signifie aussi « serpent ».

En bulgare, le même mot, signifie « dragon », et il fait allusion à une vieille mythologie.
Si nous nous tournons vers l’espagnol, une autre piste s’offre à nous : en Espagne, on dit « la cometa » pour le cerf-volant, et « el cometa » pour la comète. Souvenons-nous qu’en Grèce « κομήτης », la ‘comète’, signifie aussi « chevelu », lorsque c’est un adjectif.

Encore de la magie, là-dessous, direz-vous ? Eh bien oui, certainement.

Tout le mystère du ciel et des constellations, tout le maléfice des comètes qui, conjuré, se tourne en bénéfice. Les modernes cérémonies, souvenir brouillé des anciennes, par exemple au Japon lors du printemps fleuri des cerisiers, en font pleinement foi.
Et nous allons encore aller plus loin!

Chez les Māoris, le cerf-volant est intimement lié à "Matariki", et il était considéré comme un lien entre ciel et terre.
"Matariki" est un petit faisceau d’étoiles, également connu sous le nom de Pléiades.

Pour les Māoris, l’apparition de "Matariki, à l’aube, sur l’horizon, au même endroit que le Soleil levant, vers la fin du mois de mai, est le signal de la fin d’une année et du commencement d’une autre.

Tiens, les pléiades, comme c’est curieux : les anciens Egyptiens guettaient eux aussi l’apparition des Pléiades pour fêter la nouvelle année !

"Matariki" était également un temps de rapprochement intertribal, qui favorisait la création d’amitiés et le partage des idées et des technologies.

On voit clairement ici le processus « girardien » de transformation du bouc émissaire en idole qui ramène l’ordre dans le groupe, qui lui apporte les savoirs, et les rituels qui le commémorent.

Et, s’il y avait encore plus mystérieux ?

Les légendes nous parlent de "Tawhaki" qui essaie en vain de suivre "Tangotango" au ciel sur un cerf-volant, de "Rahi" qui utilise un cerf-volant pour poursuivre "Te Ara", et de "Maui" qui se sert d’un cerf-volant pour survoler la terre.

Une autre légende parle de "Ranginui" (le dieu du Ciel) s’élevant à l’est, au-dessus de l’horizon, au commencement de la nouvelle année Māori, entouré de "Matariki", "Puanga", "Takuru" (Sirius) et "Tautoru" (la constellation d’Orion).

Les gravures rupestres de Kaupulehu, à Hawaï, nous montrent des « cerfs volants » bien étrangement réalistes :

Alors, allons jusqu’au bout des questions qui gênent:


Qui était ce “dieu du ciel”, et qui était ce personnage qui venait d’Orion et qui se servait d’un cerf-volant pour survoler la Terre ?

On pense aux travaux de Zécharia SITCHIN, sur les tablettes sumériennes, et à la planète Nibiru, avec ses habitants les Annunakis...



Mais, revenons sur Terre...
L’une de mes plus grandes déceptions d’enfant bricoleur —et même d’adolescent— a été de ne jamais parvenir à faire fonctionner correctement un cerf-volant !

Je me revois encore courant contre le vent, essoufflé, époumoné, épuisé, tentant de faire décoller, puis de maintenir en l’air, l’un des multiples engins que j’avais fabriqués. Las ! Il retombait toujours, après avoir esquissé quelques lourds zigzags à quelques pieds du sol…

Et le vent n’avait pas toujours la bonne idée de souffler dans le sens de la montée !

J’avais pourtant dû trouver des plans, dans quelque journal des familles ou manuel de scoutisme, mais je n’avais aucune notion d’aérodynamique et, autour de moi, personne pour me tirer d’affaire : je devais faire figure, au village, de jeune illuminé.

Je n’ai pas conservé de trace de cerf-volant datant de cette époque. Par contre, j’ai encore un dessin, plus tardif, de « navigateurs pour cerf-volants » —orthographe comprise—, qui me prouve bien que, longtemps après, j’avais encore bon espoir…


J’ai conservé de ce temps un certain « blocage » comme disent les psys et je n’ai pratiquement jamais plus tenté de nouvelles expériences avec les cerfs-volants.

En quoi consiste aujourd’hui mon souvenir ? En un pincement au cœur et une frustration d’enfant que je revois, seul, impuissant, désappointé.

Ai-je depuis réussi à conjurer le mauvais sort des comètes ?

Comme il est loin, le vent de mes vieux cerfs-volants ! Et que m’a-t-il appris, lorsqu’inutilement, en apparence, je courais contre lui ? N’était-ce pas, à mon insu, le dur apprentissage de mes limites et de la modestie ?

Où va le vent des cerfs-volants ?

La vie, comme le vent, ne serait-elle qu’une fortuite agitation de molécules ?

Où va le vent des cerfs-volants lorsqu’il s’arrête?

*

jeudi 21 février 2013

"Rustique de chez Rustique !"


"Rustique de chez Rustique !"

Expression trop à la mode, certes, mais que j’accepte volontiers, car où serait-elle mieux employée que chez les Jouets Rustiques ?
Il y a une véritable jouissance de transgression (innocente ?), vis-à-vis de la société de l’hyper-gaspillage, à mêler deux univers qui, pour certains, sont antagonistes !
Ici, se sera la super technologie, admirable, impressionnante, par ailleurs, des voitures « Formule 1 » d’une part, et, d’autre part, le modeste et rustique artisanat de la hache, de la scie et du couteau.
C’est ainsi qu’est née la « formule 1 rustique », que vous pouvez admirer ici :



Je repense avec nostalgie à l’enfant que je fus, et qui n’aurait même pas pu rêver d’un aussi merveilleux bolide …
Mais, je pense aussi aux petits d’aujourd’hui, car je les vois jouant avec, aussi heureux que j’aurais pu l’être moi-même.
Ça a tout de même quelque chose de rassurant : pouvoir avec quelques modestes bouts de bois faire une vraie concurrence aux jouets modernes, que je ne qualifierai pas de peur que l’on me traite de « jurassique ». (Mais, voyez si je suis naïf, je ne crois même pas que l’on me traiterait ainsi !)

vendredi 25 janvier 2013

Le 16ème cortège du Carnaval de Paris

Le dimanche 10 février prochain aura lieu la 16ème édition du Carnaval de Paris - Promenade du Bœuf Gras, sur le thème : Le Monde des Jouets.

Ça va être super!!!
Si vous pouvez y participer, ne le manquez pas...
En plus, vous avez vu le thème? Le Monde des Jouets!!!


L'info, c'est ICI.

jeudi 24 janvier 2013

Le casse-tête en croix

Un proverbe espagnol dit "No te acostarás sin saber una cosa más." (Tu n'iras pas au lit sans que quelque chose  tu n'aies appris.)

Eh bien la rencontre de Dolmayrac, qui a été aussi une grande occasion d'échange de savoirs, a été pour moi une illustration de plus de ce proverbe.

Et cela en l'espèce  d'un casse-tête fort ingénieux qui m'a été présenté par Roger.
Le voici monté:

et démonté:

-Et la solution?
-Ah, oui, la solution, suis-je bête! Commencez déjà par distinguer les trous: ceux qui sont faits par les cussous, et ceux par lesquels doivent passer les pointes.

samedi 19 janvier 2013

Le magique « Gee haw » ou « Whimmy diddle »


Le magique « Gee haw »  

ou « Whimmy diddle »

En voici bien une géniale invention !
Une petite hélice fixée au bout d’une baguette crantée, et qui tourne lorsqu'on frotte les encoches de la baguette avec un autre bout de bois !

En anglais, ce jouet porte de très nombreux noms, parmi lesquels figurent : Gee haw  - Whimmy (wammy) diddle - Hooey stick - Beano stick - Voo Doo stick - Ziggerboo - Hoodoo stick -Wooplostick - Yip yip stick, etc.


Les mots "gee" et "haw" sont des ordres utilisés pour conduire des chevaux.
Aux USA, "gee" signifie "à droite", et "haw" "à gauche". En Angleterre, c'est le contraire...

Selon les chercheurs, l’origine de cet instrument est incertaine ; ce qui est sûr, c’est quelle est très ancienne...
J’oserais formuler une hypothèse : de la même manière que nombre de « jouets » sont en fait d’anciens instruments d’un culte, comme le rhombe, le sistre, la crécelle, je me demande si le gee haw n’en est pas un.
En effet, plusieurs caractéristiques me le suggèrent, en particulier son aspect « magique » souligné par tout le monde, et le fait qu’il soit souvent associé à « vrai/faux » en réponse à une question posée.
Par exemple, avec le rhombe, les hommes préhistoriques, et certains sorciers de peuples amazoniens faisaient ou font encore « parler les ancêtres », ou les dieux.
Avec les crécelles, on exorcisait toute sortes de maux ou d’ennemis : le tonnerre, les Juifs dans les églises catholiques —eh, oui !— ; avec le hochet à sept galets, on chasse encore les sept péchés capitaux.
Avec le gee haw, qui semble répondre aux questions par vrai/faux, on imagine facilement un devin, chamane, sorcier ou... charlatan, exercer un pouvoir sur des ouailles crédules !

Quoi qu’il en soit, au plus près de nous, ce sont sans aucun doute les peuples premiers d’Amérique du Nord (Appalaches, Cherokees, etc.) qui nous l’ont transmis. L’abondance des noms en anglais qui le désignent, et des festivités folkloriques qui lui sont associées dans ces régions en font foi.


Un championnat en Caroline du Nord (USA)

Il existe un variété presque infinie de modèles de gee haw, mais toujours sur le même principe.
Admirez ici un virtuose de sa fabrication: http://www.youtube.com/watch?v=54kQfAJQR2c

On dit que les grands esprits se rencontrent: de nombreux exemples le prouvent, par le biais des “inventions simultanées”: la lumière électrique, le téléphone, l'enregistrement du son, etc.

Or, il se trouve que le phénomène s’est encore répété: un chercheur français 
a lui aussi inventé le gee haw!

Son “invention” a fait un tabac sur le plan commercial, elle est devenue la coqueluche des scientifiques et autres profs de physique, et Il l’a même présentée au Concours Lépine  en 2000 où il a obtenu la Médaille d’or...

Bref, au petit détail près du léger anachronisme, un prodige de plus, et un succès  ... bien mérité! 
N‘est-ce pas?


vendredi 11 janvier 2013

En forêt de Sivens

Près de Gaillac (81), il n'y a pas que le bon vin...
Il y a aussi une immense forêt de 700 ha, sur la commune de Lisle-sur-Tarn, ancienne propriété des Houillères du Midi, qui en tiraient le bois nécessaire à l'étaiement des galeries pour l'exploitation des mines de charbon de Carmaux.
Et, au beau milieu, une vaste maison forestière.
Le tout est aujourd'hui gérée par le Conseil Général du Tarn.
C'est là que les Jouets Rustiques ont été magnifiquement accueillis.


C'était pour la belle manifestation du CPIE des Pays Tarnais:

Eh bien, vous ne le croirez pas, la foule est accourue, si loin des bruits de la ville, mais au coeur même du milieu naturel des jouets qui s'y sentaient vraiment très bien!

Photo Fred Boyer, CPIE Tarnais.


samedi 5 janvier 2013

Vive le vent d'hiver...

Qui a dit que l'hiver il n'y a plus de vie?

Eh bien, cette éolienne, qui n'a pas peur du brouillard, va vous prouver le contraire!

Vous pourrez ainsi interroger le vent: il a tellement de choses à vous dire...
Et, peut-être, répondre à la question des enfants: "où va le vent quand il s'arrête?".


L’ ÉOLIENNE
L’ancêtre de l’éolienne est l’anémo-girouette (« anémo » = le vent, en grec) et girouette (du latin « gyrare » = tourner), instrument qui mesure à la fois la force et l’orientation du vent.

Le terme « éolienne » vient de ÉOLE, le maître des vents dans la mythologie grecque.

L’Échelle de Beaufort va vous permettre d’évaluer facilement le vitesse et la force du vent:


 Si votre éolienne (d'après ce modèle) fonctionne bien, les grandes pales démarreront à "force 1" et le moulin à "force 2".
Voir aussi "le moulin libellule", ICI


mardi 1 janvier 2013

Comme les grands !

Quand on est à la maison, on peut utiliser les machines, comme les grands!
C'est pas comme à l'école où tout ce qui coupe, ce qui pique et ce qui mord est interdit...


Adrien s'est donc mis à la scie à chantourner!
Il a fait les dessins, il a découpé les personnages, il les a poncés,  il les a mis en place, il les a collés, et... il a signé.

Et vous savez quels matériaux il a utilisés?
Du bois de cagette de fruits pour les animaux, et du contreplaqué pour les fonds.
Super, Non?

jeudi 27 décembre 2012

Le Char de la PAIX

Une parodie de jouet distribué par une célèbre chaîne de "fast food".


Voyez les roues carrées et déglinguées, les coeurs et le "viril canon" qui, le pauvre, a une érection bien flasque...

samedi 22 décembre 2012

Une bonne nouvelle: la "fin du Monde" n'a pas eu lieu!

Une meilleure nouvelle: vous pouvez écouter les Jouets Rustiques en podcast sur France Culture, ICI

lundi 17 décembre 2012

LAÀS, Centre Mondial de l'Humour

Une découverte scientifique sensationnelle:


Voir ICI la vidéo.
Et, surtout, ne négligez pas le sous-titrage: c'est le plus important!

Honneur et remerciements à tous ces joyeux  Béarnais qui, en ces temps de crise, nous réchauffent le cœur par leur humour!

vendredi 7 décembre 2012

Le ludion


Le Ludion

On aperçoit le niveau de l'eau dans le tube.
     
     Le mot ‘ludion’ vient du latin ‘ludo’, qui signifie ‘je joue’. Le ludion a donc été conçu comme un jeu ou un jouet.
     Les premiers, qui sont connus depuis le XVIIIe Siècle, sont des instruments scientifiques, destinés à montrer au public les effets de la pression sur les fluides.
     C’est une illustration du Théorème de Pascal (1623 – 1662) :
« Toute variation de pression en un point d'un liquide entraîne la même variation en tous ses points. »
(Ce théorème est valable pour les gaz). 
     Le ludion répond aussi au principe d’Archimède (Grèce, 287 - 212 av. J.-C.) :
     « Tout corps plongé dans un liquide (ou un gaz) reçoit une poussée, qui s'exerce de bas en haut, et qui est égale au poids du volume de liquide déplacé. »

     Le principe de fonctionnement du ludion se retrouve également dans:
* la vessie natatoire du poisson,
* la cloche de plongée, qui est sans doute son véritable ancêtre, 
* la plongée sous-marine, 
* le ballast du sous-marin,
* la montgolfière, etc.
 
La première cloche de plongée est celle d’Alexandre le Grand (356 - 323 av. J.-C.).
 



lundi 26 novembre 2012

Les Jouets Rustiques à Barcelone!

Les Jouets Rustiques à l'Institut des Sciences de l'Education de l'Université de Barcelone!

"Agradecemos el material que nos ha enviado y lo incluiremos como material de interés y de consulta para nuestros alumnos de máster."
Atentamente,


Equipo de coordinación 

Master en Juego y Ludicidad en el ámbito educativo y comunitario
Institut de Ciències de l'Educació de la Universitat de Barcelona
Campus Mundet
Passeig de la Vall d'Hebron, 171
08035 Barcelona
Telf. 0034934034898





Benvolguts col · legues
Moltes gràcies per l'interès que us han merescut els JOUETS RUSTIQUES, i per haver-los inclòs en la bibliografia dels vostres estudiants.
Molt cordial salutació.

jeudi 15 novembre 2012

FRANCE CULTURE chez les Jouets Rustiques

Un grand honneur a été fait aux Jouets Rustiques par FRANCE CULTURE, en la personne de Ruth STÉGASSY et de son équipe qui pilotent l'émission "TERRE A TERRE", le samedi matin de 7h à 8h.
Une émission est en préparation.
Vous devriez pouvoir l'écouter le samedi 22 décembre.
Un grand merci à tous pour la qualité de leur écoute et leur chaleur humaine!
Ruth et son équipe découvrent les Jouets Rustiques

mercredi 7 novembre 2012

Les roues solidaires

Toutes ces roues préparées en double, abandonnées là, et dans le plus grand désordre!
Je voyais bien qu'à chaque fois que mes yeux les rencontraient, elles me faisaient des reproches...
Mais l'inspiration manquait; il fallait attendre.

Comment est-elle venue? Je ne sais.
Toujours est-il que mon intuition était de les faire tourner, chacune entraînant sa voisine, par frottement.
Mais encore fallait-il ajouter à l'objet une dimension ludique...
Oui, c'est ça: la "roue motrice", munie d'une manivelle, n'entraînera les autres que dans une seule position.
Pour cela, il faudra étudier un agencement spécial: la roue motrice aura un trou central juste à la mesure de son pivot, et les autres de plus grands trous.
Il suffira de fixer la motrice, puis de poser les autres en ligne, l'une après l'autre.
Et c'est le tâtonnement expérimental: le "grand" diamètre des autres roues. Il est clair que toutes doivent être en ligne. Jusqu'ici, bien.

Il manque le "distracteur": la ligne sera disposée en diagonale.
Mais il faut encore induire un peu plus le joueur en erreur.
Donc, on mettra un manche qui l'obligera à tenir la planche verticalement, "à l'italienne" Il faudra encore inscrire le nom du jeu de telle manière que cette orientation s'impose, car le texte écrit exerce sur le spectateur une forte prégnance.

Et le résultat est concluant: le joueur tient la planche bien droite, et fait tourner la roue motrice... dans le vide.


La position correcte: leur poids fait que, grâce au jeu de leur grand trou,  les roues s'appuient sur la motrice, puis l'une sur l'autre, et que tout tourne lorsqu'on est sur la bonne ligne de force:

J'ai pensé dédier ce jeu à certaines équipes sportives, politiques ou gouvernementales, etc.
Mais, est-ce bien "politiquement correct"?

mardi 16 octobre 2012

Fête du Maïs à LAÀS ¤ 2012

Au centre du Monde: LAÀS:

Toujours au coeur de l'action, le Maire et Conseiller Général, créatif, dynamique, accueillant, chaleureux:

Et les Jouets Rustiques, ses invités.
Avec un "crop circle" ou "cercle de récoltes", évidemment un "cercle de Maïs", adapté et inauguré pour cette rencontre 2012:
Cliché David Jube, sur le blog
http://sauveterre-de-bearn.blogs.sudouest.fr/archive/2012/10/14/une-fin-pluvieuse-mais-heureuse-pour-la-fete-du-mais-a-laas.html




dimanche 30 septembre 2012

FÊTE DES SIMPLES - La Bastide de Sérou

 Le Soleil et la joie sont toujours dans les cœurs des grands et des petits à la Fête des Simples, même si la grisaille du temps s'essaye à les décourager!

Cool, le câlin...

 Le bonheur de créer ses jouets en famille.


Quoi de plus émouvant que ces regards d'émerveillement?

mercredi 26 septembre 2012

LE REMONTE-BILLES

Tournez la manivelle, et les billes remontent.
Puis elles redescendent par le tube qui est sur la face non visible, etc.